La lumière détournée de son sens premier : utilitaire, on en explore les possibles. Ici, à la manière d’un photographe plongeant ses clichés dans un bain de révélateur pour faire apparaître l’image, les artistes ont imaginé des œuvres prenant vie grâce à la lumière. L’installation se présente à nous, apparaît devant nos yeux dans sa matérialité et la lumière révèle le sens, l’essence de l’oeuvre.
Les mots clés
Sources : Wikipedia.org, 3dnatives.com
Année-Lumière : Une année-lumière est égale à la distance parcourue par la lumière dans le vide pendant une année, soit environ 9461 milliards de kilomètres.
Dodécaèdre : Un dodécaèdre régulier est un solide composé de 12 faces. Le préfixe dodéca-, d’origine grecque, fait référence au nombre de faces. Un dodécaèdre régulier est un solide de Platon composé de faces pentagonales (à 5 côtés), dont 3 se rejoignent à chaque sommet.
Ether/Ethyl : En physique, le terme d’éther a recouvert plusieurs notions différentes selon les époques. Les différents éthers considérés par les physiciens sont « des substances subtiles distinctes de la matière et permettant de fournir ou transmettre des effets entre les corps ». René Descartes, Robert Hooke et Christian Huygens ont supposé que, comme le son dans l’air ou les ondes à la surface d’un milieu liquide, la lumière se propageait dans un fluide : l’éther. L’éther, subtil, c’est-à-dire indétectable puisqu’il ne freine aucun corps, était censé remplir l’univers, puisque la lumière des étoiles nous parvient.
Filmatruc : Un Filmatruc est un terme générique utilisé par l’artiste Silvi Simon pour désigner ses différents dispositifs crées pour la projection cinématographique. Ce terme lui à été inspiré par une citation de Georges Méliès un des principaux créateurs des premiers trucages cinématographiques qui affirmait « moi je fais des films à trucs ».
Interactivité (dans l’art) : L’art interactif est une forme d’art dynamique qui réagit à son public et/ou à son environnement. L’art interactif permet différents types de navigation, ou de participation à l’œuvre. Ces installations sont maintenant généralement informatiques et utilisent des capteurs, qui mesurent des événements tels que la température, le mouvement, la proximité, la lumière. L’oeuvre est programmée de manière à obtenir des réponses ou réactions particulières. Dans ces oeuvres, le public et la machine ialoguent ensemble en temps réel et génèrent une œuvre d’art unique, non figée.
Low-Tech : Le low-tech ou basse technologie, par opposition à high-tech, est attribué à des techniques apparemment simples, économiques et populaires. Elles peuvent notamment faire appel au recyclage de machines récemment tombées en désuétude, obsolètes.
Microphénomène : phénomène imperceptible / invisible à l’oeil nu.
Minimalisme : ou art minimal. Mouvement, né aux Etats-Unis dans les années 1960. Qu’il s’agisse
d’art visuel, musical, littéraire, le principe est le même: il faut exclure tout le superflu et économiser les moyens de création. Cela correspond à la célèbre formule de l’architecte allemand Ludwig Mies van der Rohe « Less is more » (Moins c’est plus). Des artistes : Donald Judd, Carl André, Robert Morris, Sol LeWitt…
Multi-Projection : Système de projection utilisant plusieurs écrans ou cinéma élargi.
Nanoseconde : en physique, unité de mesure valant un milliardième de seconde.
Prisme : Un prisme est un bloc de verre taillé, composé classiquement de trois faces sur une base triangulaire mais pouvant adopter des formes plus complexes et éloignées du prisme usuel. C’est un instrument optique utilisé pour réfracter la lumière, la réfléchir ou la disperser. Il a permis de grandes avancées dans la compréhension de la composition de la lumière grâce aux expériences de Isaac Newton au XVIIIe siècle.
Stéréolithographie : La stéréolithographie utilise le principe de photo-polymérisation pour fabriquer des modèles en résine de toute taille et de géométrie complexe. Un fichier numérique 3D est transmis à la machine, où un logiciel réalise une découpe du modèle en plusieurs couches d’impression. La pièce est imprimée sur une plate-forme horizontale, plongée dans un liquide plastique. La photo-polymérisation est provoquée par un rayon de lumière ultraviolette. Le faisceau laser balaie la surface de résine liquide en fonction du modèle 3D. Une fois qu’une couche de matériau est solidifiée, la plate-forme descend et une nouvelle section est solidifiée. Un post-traitement au four est nécessaire pour accroître la résistance du matériau.