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She Loves it, She Loves it not : Women and Technology

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Christine Tamblyn

1993

Avec Marjorie Franklin et Paul Tompkins.

Christine Tamblyn (1951-1998) a commencé à produire de l’art électronique et rédiger des “études culturelles” critiques à partir de 1974. Ses écrits sur la vidéo et la performance féministes ont été très largement diffusés dans les pays anglo-saxons pendant les années 1970 et 1980. Peu de temps avant sa disparition, elle a réalisé trois œuvres interactives dans lesquelles ses thèmes de prédilection se croisent et s’adaptent aux formes narratives du multimédia.

She Loves it, She Loves it Not : Women and Technology confronte les représentations de la femme dans une culture technologique qui serait dominée par le modèle masculin. Douze pétales en forme de marguerite qui évoquent la comptine “elle m’aime, un peu, beaucoup…”, donnent accès aux items Idéologie, Pouvoir, Contrôle, Violence, Communication, Mémoire, etc., et ouvrent des espaces de données où se combinent, au récit personnel de l’artiste, des références graphiques de la science-fiction des années 1950, des extraits de films populaires, des commentaires sur la culture, la technologie et les femmes. Du cyberféminisme aux contes érotiques et robotiques, ce cédérom cartographie le paysage culturel de la technologie, de la science-fiction et de la réalité virtuelle en relation avec les représentations de genre et de sexualité, le travail des femmes ou encore les fantasmes réels et virtuels.


En mêlant humour, théorie féministe et culture Pop, Christi ne Tamblyn évoque la puissance de séduction de la technologie, le plus souvent au détriment des femmes qui choisissent : « de ne pas participer à la technologie parce qu’elles en rejettent les buts et les valeurs comme le développement des armes de destruction massive, les processus et produits de déshumanisation.” S’il n’y a de solutions ni dans les directions que la technologie emprunte, ni dans les questions sociales qui entourent l’accessibilité, l’apprentissage et le contrôle, She Loves it, She Loves it Not apparaît comme un essai féministe militant dont la thèse reposerait sur l’idée que la technologie est un moyen supplémentaire d’aliénation des femmes.

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